emsirinoruŠuronirisme - Message ou slogan
 
 
 
Un passage mémorable en forme de sketch,
du débat télévisé imaginaire,
passé ou futur,
entre les deux candidats
à l'élection présidentielle en France.
 
 
 
ADELIN !
 
 
 
( Crescendo dans le ton de la voix )
 
 
 
« Adelin !
 
Ah ! De l'importance énorme de votre esprit obèse, vous êtes plus imbu qu'une poule de son oeuf de Pâques !
 
Adelin !
 
Ah ! De l'intelligence, d'autres en ont été remplie mais vous ne risquez pas d'être un jour trop gonflé !
 
Adelin !
 
Ah ! De l'inconstance de vos actions sans lendemains, de vos décisions sans buts, de vos pensées sans vie, vous êtes peu contrit !
 
Adelin !
 
Ah ! De l'incertitude où vous plongez les autres, la France et puis le monde, vous vous en moquez plus que Mme Brétancourt, des anciens salariés de Boulogne-Billancourt qui s'en vont tous mourir comme des abeilles déplumées; trop exploitées à récolter votre miel ! Ils tombent ! De çi ... de là ... Raplaplas ... Écrasés de fatigue dans leurs caravanes en planches ou quêtant les radis pourris mais gratuits à la fin des marchés, par terre, chez les commerçants ambulants de Deauville !
 
Adelin !
 
Ah ! De l'indignité des pauvres petits enfants qui pleurent à la cantine parce que leur maman saoule ou leur papa en fin de droits du chômage de misère que vous leur dédaigniez, n'ont pas pu envisager le paiement du premier tiers de la facture Pantagruélique des repas squellettiques d'il y a trois ans pour leurs maigres bambins tremblotant de honte, vous en riez, salaud !
Dans les pages du Figaro !
Du Figaro ! Salaud !
 
Adelin !
 
Ah ! De l'impopularité de votre gouvernement de branquignols doré à l'or fin 32 carats du Luxembourg et des Îles Caïmans réunis par le festin des Rois du pétrole, vous en avez cure ...
Oui ! Cure !
Pareil à celles, d'ailleurs, que vous faites non point comme tout le monde à la Bourboule mais dans de couteux, que dis-je, d'onéreux, que dis-je, de dispendieux Hammams tropéziens du grand capital assassin !
Assassin !
 
Adelin !
 
Ah ! De l'infortune où vous allez abandonner les caisses de l'Etat vidées par vos bambochages de Milliardaires Russes à Megève, de Kennedy en vacances perpétuelles, d'actionnaires !
Et ceci en fuyant comme les Ben Ali dans vos jets matelassés de soie du Chili et rembourrés par les billets de banques de 5000 Euros que vos traders ont volés depuis cent ans aux gens qui travaillent, eux, pour rien gagner en mourrant de fatigue dans leur froidure de bagnards Stakhanoviens ...
Vous vous en tapez le coquillard autant que le Pape s'intérresse au curé de Saint-Pantaly-D'Ans !
Au lieu de leur faire des bises comme moi, vous préférez rigolez en sortant des cabarets Lozerais devant ces pauvres hères édentés qui supplient sans mains aux portières pour qu'on leur donne du pain sous les marronniers que vous avez fait hélaguer pour qu'ils n'aient plus d'ombre et à qui vous demandez à Mende :
« Du pin ? Des Landes ?! ».
 
Adelin !
 
Ah ! De l'indolance de vos progénitures permanantées comme Jean Sarkosi autrefois, se délassant dans des écoles affreusement privées et financées par l'impôt sur les chomeurs tuberculeux, privés d'éducation et dont les tristes figures s'ennuient le dimanche à la Courneuve dans des internats de travailleurs sans travail, qui fuient quand il gèle et pour qui le chauffage n'a pas été entrevu par l'Architecte aveugle lors de la conception de  cette cabane parce que le budget dérisoire alloué par votre clique de pédoncules diamantaires, aurait du tout juste suffire à planter le panneau de basket au milieu de la cour qui n'existe pas ...
De ceci et de cela, du reste et de tout,
vous vous en gaussez grassement à vos terrasses de Palaces en buvant du thé suisse que vous sucrez de vos Louis d'or Monégasques fourrés aux rubis Sans-marinois importés de Singapour et dans lequel vous trempez des gros gateaux au beurre de caviard !
Mais si !
Vous déambulez, assis, dégager des soucis avec vos femmes qui font leur danse du ventre plein devant les files d'attente aux boucheries vides où des vieilles insalubres crient de leurs voix lugubres :
« Du mou ... Du mou ...
pour nos chats sans le Sou ! ».
Et vous, qu'est-ce que vous faites ?
Avec vos Jeannique en Martinique
et vos chaloupes en Guadeloupe,
grandes toutes les deux
comme des camping-cars californiens,
Qu'est-ce que vous faites ?!
Je vous le demande !
Qu'est-ce que vous faites ?!
 Hè ?! Rien !
 
Adelin ! Adelin !
 
Ah ! De l'incapacité,Vous en fîtes un métier !
Sans fatigue et en pente,Vous skiez sur vos rentes !
 
Mais quand cesserez-vous
De ne jamais vous taire ?
La télé est à vous
Et le champagne au verre !
 
À Biarritz en hiver,
Vous nous pensez des ânes
Et allez, complotant
Vos programmes en panne !
 
Adelin !
Trop, c'est trop !
Je vous le dis en face !
Tous veulent du boulôt
Et vous mangez des glaces !
 
Vous paradez !
Fumier !
 
Adelin !
 
Le trop riche !
Sur le dos des malades !
On en a plein les miches
D'entendre vos salades !
 
Qu'allez-vous me répondre ?
Vous, le menteur muet !
 
Adelin ! Adelin !
Vous le loup ! Moi le daim !
 
C'est la fin !
Vous partez !
Adelin !
Vous fuyez !
 
Je vous écoute enfin !
Pour vous, tout est foutu !
Je ne vous aime point ?!
On ne vous aime plus !
 
Ils ne vous aiment pas !
Vous le savez ou pas ?!
 
( un silence ... puis l'autre candidat répond )
 
Oui ! Hen ben, moi non plus !
Je m'en vais ! Et voilà !
Car j'en ai assez vu !
Entendu de cela !
 
Je pars sur mon cheval !
Tel un chevalier blanc !
Et vous, comme Hannibal !
Vous êtes en éléphant !
 
Je reviens au château
Pour diner de lingots !
Car, si je puis le dire !
Vous ne me faites rire !
 
Vous n'avez pas, Monsieur !
" Un monopole au coeur " !
Moi, aussi, ça m'émeut !
Tous ces enfants qui meurrent !
 
Je file ! Oui ! Je pars !
Faire mes safaris !
Vous, Bambi, Moi, guépard !
Adieu ! Et ...
" Au revoir " !
 
( Résonne la Marseillaise ! )
 
 
 
 
© THIERRY LAURIER 2011
 
 
 
 
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LA MARSEILLAISE
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Dans la négative,
téléphonez aux réclamations du palais de l'Elysée !
 
 
 
 
 
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