emsirinoruŠuronirisme - Message ou slogan
 
 
 
 
 
BIENVENUE
 
 
 
 
 
( Version longue pour un sketch ou une scénette )
 
 
 
 
( DESCRIPTION : Drrrriiiinnnngggg ! Drrrriiiinnnngggg ! Drrrriiiinnnngggg !
On a sonné lourdement à la porte d'entrée. L'homme de la maison va vérifier par l'oeilleton qui se trouve derrière. Il " la " voit, écarquille les yeux, stupéfait )
 
 
 
( Le comédien hurle à son épouse )
 
 
« Simone ! C'est Lazare ! V'là la vieille !
Celle qu'a un trou dans chaque oreille !
L'affreuse, l'abrutie, l'insalubre
Dont la voix de chouette est lugubre ...
Une bourrique ! Un renard vert !
La peste à pied ! Ta pauvre mère ...
 
 
Que dis-tu ? Qu'entends-je ? Comment ?
Elle n'est pas morte ta maman ?
Ils l'ont sauvée, à l'hôpital
En lui greffant trois amygdales ?!
Elle tient un paquet ... J'crains le pire ...
Attends, tu vas voir, J'vais ouvrir !
 
 
( Le comédien s'adresse maintenant
à sa belle-mère )
 
 
Salut à toi, antique nubile !
Vieux souvenir du temps passé ...
Je t'embrasse pas, t'es pleine de bile
Et ta grosse bouche est sous ton nez !
 
 
T'es point clamsée, chauve tourment
Qui a cent ans depuis cent ans ?
Ancienne idole des ministères,
De ceux d'avant la première guerre ...
 
 
Il devait s'marrer, Clémenceau
En t'ouissant, triste chameau !
Tu brilles comme une ampoule en terre ...
On peut dire qu't'es pas une lumière !
 
Tu fais la tronche où tu souris ?
Qu'as-tu là ? C'est un clafoutis ?
 
 
( Le comédien parle de nouveau à sa femme )
 
 
« Elle vient nous porter ce dimanche
Son gâteau dur comme une planche ! ».
 
 
( Il reparle  à sa belle-mère )
 
 
Tu voyages en chemin de fer ?
T'as fais Limoges, Nancy, Quimper ?
C'est une grève des cheminots ?
Tu peux repartir à vélo !
 
Moi ! Je comprends les assassins,
Chaque année, pendant la Toussaint !
Je rêve l'avenir sans vergogne;
J'imagine tes yeux dans mes pognes !
 
 
T'en as pas marre d'être aussi conne ?!
Quand tu parles, on dirait la bonne ...
Que je coinçais dans l'escalier
Jusqu'au jour où elle est tombée
 
 
Pour se tuer sur le paillasson
En criant : « Aie ! Yé mal au fion ! ».
Elle nous faisait pas le ménage
Mais c'était gros sous son corsage ...
 
 
Je te fis croire qu'elle fut occis
Par une étrange maladie ...
Comme on la payait au lance-pierres,
Tu raclas pour sa mise en bière ...
 
 
Nous l'incinérâmes en amour
Du souvenir de ses p'tits fours ...
Sa famille n'était pas venue ...
Il faut dire qu'elle n'en avait plus ...
 
 
Ah ! La chanceuse ! la veinarde !
C'est pas comme nous, vu que t'es là !
À manger son dessert peinarde ...
Y'a-t-y du rhum dans ton baba ?
 
 
Que me dis-tu ? « Grand Saligaud ! »,
Attention car j'ai des marteaux !
Tu pourrais voir sur ta caboche
Un manche de pelle, une pluie de pioches !
 
 
Fais voir que je soulève un peu
Ta recette pour tuer les vieux ...
Ça pèse vingt kilos, ce machin !
Il est en pierres, ton bourre-chrétien ?!
 
 
J'crois pas qu'tu vas pouvoir entrer ...
Y'a des travaux qu'ont commencés ...
Ils ont repeint toute la moquette !
T'as pas d'patins ? Qu'est-ce que c'est chouette !
 
 
Non, ton béton, on n'en veut pas ...
Je te le refourre sous les bras ...
Il est lourd comme la tour Eiffel ...
En bas, tu verras une poubelle ...
 
 
Au revoir, adieu, belle-maman ...
Ramène chez toi, ton cake d'antan !
 
 
( À sa femme )
 
 
« Simone ! Ta mère est repartie !
Avec sa tarte toute pourrie !
 
Et Vlan ! »
 
 
( Il claque la porte au nez de la vieille !
Bien fait pour sa gueule ! )
 
 
 
 
 
© THIERRY LAURIER 2010
 
 
 
 
 
 
 
 
 
C'est vrai !
Elle ne foutait rien du tout, la femme de ménage !
Elle était trop fatiguée par les avances de pépère !
 
 
 
 
 
Un version plus courte cherchant un compositeur pour en faire une chanson est disponible en suivant la page : LES CHANSONS ORIGINALES. 
 
 
 
 
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