emsirinoruŠuronirisme - Message ou slogan



LA DIVINITÉ
 
 
 
 
On l'appelle
« Mousse de rien,
Sable au néant »;
Elle a un chien
Qui aboie tous les cent ans
 

Et moi, par chance,
Je promenai
Mon cœur de France,
La seule année

 
Du siècle perdu et en friche
Où elle sortit son caniche !

 
Il vint à moi,
Droit comme à la fin du monde
Et sans tracas,
Mouilla sur mes boucles blondes

 
Pendant que sa maîtresse humide,
Gantée de Mers,
Portant le vide,
Passait mes os dans ses cheveux
En sifflant : « Tout est pour le mieux ! ».

 
« Aucun problème ! »,
Répondis-je à la déesse
Dont les baleines
Me souvenaient de mes laisses ...

 
Bien d'autres sont passés par là
Depuis que la fin commença ...
« Quelle heure est-il ? » Je demandai;
« Aucune ...» souffla l’Éternité !

 
Son chien hideux
Se mit à rire de ces Mânes ...
Le poil aqueux,
Il construisait ma cabane

 
Avec, tout en haut de la tour,
Un chevalier à l'air de rire
Qui lançait de grands mots d'amour
Aux marées basses : On a vu pire !

 
Et Don Quichotte
Descendit par la toiture
Pour voir mes bottes
Et si j'avais belle allure !

 
Mais, scellé sur mon pied d'Estal;
Je ne vis pas Sancho Pança
Ni l'or que broutait son cheval
Car l'océan est au-delà !

 
Derrière le Maître,
On voit toujours un valet;
Derrière le traître,
Parfois naissent des vallées

 
Plus houleuses que les rancunes,
Plus chanceuses qu'un as de trèfle;
Elles se déplacent comme les dunes;
On les trouve en mangeant des nèfles !

 
Jamais personne ne vit de tels oasis;
Aucun bédouin ne chercherait d'autre Allah !
La fleur d'oranger sent l'anis;
Les morts ne s'en reviennent pas;
Si la vengeance est un abysse,
Le pardon lui sert d'apparat !

  
Moi, je rêvais depuis bientôt cent mille ans !
À des histoires, abracadabrandesquement !
" Il était une fois " vous dis-je,
Des Îles en feu, de grands prodiges
Mais le caniche et la déesse,
Orifiés, se tapaient les fesses

 
Hilardement en se foutant de ma gueule;
Ils criaient : " Voyez, il aiguise les meules ! ".
À la foule des nains de jardins,
Revenus de bien des voyages,
Ils chantaient : " Les bateaux sans fin
Servent aux enfants pour faire naufrage ! ".

 
Mais les Galions sont fermés à double tours;
Mais les enfants ont plus d'un sac dans leur tour
D'ivoire, de billes ou de cons;
Ils recommencent les chansons
Et la vie qui les enquiquine
Sert d'ouragan à leur machine !

 
Plus je rêvais et plus le tout me plaisait;
Plus j'écrivais et moins les heures passaient;
À ne rien faire depuis toujours,
Il peut arriver qu'un beau jour,
Le monde qui cherche les dieux
Voit les typhons d'un air envieux !

 
Il me sembla que la déesse était peinte;
Il m'apparut que le bichon s'était tu ...
Tous deux questionnaient les Olympes
Sur la peine qui m'était due
Lorsque, rouge, une étoile éteinte,
Lança : " TOUT s'en est revenu ! ".

 
« C'est ennuyeux !
Voici le prince des poètes ...
Il est heureux ...
Voyez, son cœur est en fête !

 
Que faire de ce beau Titanic
Dont les pianos voient l'avenir ?

 
Adorez le grand Moby Dick
 Au Cap Horn des longs soupirs ! ».

 
Et la Pythie venait de rendre l'oracle,
Disant par là qu'ici était le Pentacle !
" PAN " conforté dans mes emphases,
Je commandais mes Kamikazes
Quand " un vent divin " du tréfonds
S'éleva au ciel du Japon !

 
« Les dieux arrivent ! »,
Aboya le chien des eaux ...
« Les dieux reviennent ! »,
Dit la déesse à sa chienne ...

 
Le canidé,
Transfiguré,
À la moustache bien taillée,
Félin, avait rentré ses dents !
Il portait au front un trident !

 
« Je suis le chat
Qui passe par les aiguilles !
Tu es le Mât
Où grimpent de vielles anguilles ! ».

 
Douze dauphins
Au dos si fin,
S'en venant de tous les lointains,
Filaient vers le prince des poètes
Comme des éperons d'arrêtes !

 
Le chien coula
Sans dire adieu ni Amen !
Sancho Pança
Alla japper d'autres arènes !

 
La déesse tournait en bourrique
Avec le ciel comme fardeau
Et la tornade à l’œil oblique,
Louchant, me chargea sur son dos !

 
Et nous volions
À la fortune des dieux ...
Eux vers mon front;
Moi pour connaître les cieux !

 
Ils m'apparurent
Dans leur parure
D'écume bleue et d'ambre pure;
Ceux dont j'avais rêvé toujours
Me disaient des secrets d'amour ...

 
« Quel jour es-tu,
Toi qui eut des ans au cul ?
Quel siècle a-t-il,
Celui par qui le temps file ?
Avec les mots d'enfants qui meurent,
Tu charmes des serpents qui pleurent;
Tu es la fin de toute bête;
Les dieux viennent te faire la fête ! ».

 
 
Et les dauphins prirent la place du vent;
Ils me portèrent depuis bientôt cent mille ans ...
Vers le pays des au-revoirs;
Dans la contrée au fol espoir;
Là, " TOUT " règne sur les Nations;
Totem et centre des maisons !

 
Voilà du temps
Pour la fin de grands mensonges ...
Voici des bancs
Où asseoir de vieux songes
Car les fous promènent la Terre
Sur des calèches peintes en noir
Comme une armée de visionnaires
Et le rêve est leur étendard !

 
Ils prophétisent des avant-gardes étoilées
Dans leurs chemises de pantins tout étiolés !
Les mots d'horreur, les chants du ciel
Qu'ils hurlent pour les arc-en-ciels
Descendent vers tous les enfers
Où retournent des Planisphères !

 
« Si je suis fou, c'est que vous êtes malades ...
Punis au coin et moi, parti en balade !
Avec dans la main des éponges
Gonflées par la mort qui me ronge;
La gitane au milieu des foules,
Sent les Millénaires qui s'écoulent !

 
Mais cette Mer ne revient pas en arrière;
Elle disparaît, seule, au bout de la jetée ...
Plantés comme des cimetières,
Vous cherchez les vagues envolées ...
Les crabes, hypnotisés, hagards,
Quêtent aussi la houle du regard ! ».
 
 
Après moi, donc, voici venir le déluge,
Laveur de vitres au sceau plein de vermifuge !
Et glisse la fin des époques;
Les Césars debout sur leur socles;
S'en viennent les griffons dorés;
Gardiens de trésors convoités !

 
Je suis l'Alpha !
Comme un recommencement ...
Et l'Oméga !
Prédisant la fin des Temps !
« Tu deviendras ce que tu es;
Le Roi d'un Occident ailé;
Le Nautonier au matin blême;
Serpente et connais-toi toi même ! ».

 
Plus rien ne compte
Que d'abolir les hontes !
Et je sais tant
Ce dont rêve les perdants !
Comme une idée pas encore née;
Comme un espoir qu'on ne peut voir;
La roue qui tourne sans fortune
Porte les siècles à pleines lunes !

 
Elle est venue,
La bohémienne aux pieds nus !
Il l'a cherchée;
Celle qu'il va transporter !
Sur un tapis volant d'amour;
Traîné par les comptes à rebours;
Vers les doux bruits et de grands foires;
Dans un palais et au pouvoir !
 
 
Voici le pli
D'une ère finie
Car c'est ainsi
Que va la vie
Des bêtes, des hommes et des dieux !
Mais dans le renouveau des cieux,
Pan ! Roi ! " TOUT " ira pour le mieux !

 
... Je suis le chat très ambitieux,
Chaussé des bottes de sept lieux !
Je saute sur des cases antiques !
Je marche vers de grands portiques !

 
Et si la mort ne me veut pas,
C'est que je suis ...

La Baraka !


" L'ÎLE AUX MILLE ET UN JOURS "
( Rêverie littéraire sans fin )
Chant II - Extrait ...
 


 
© THIERRY LAURIER ŠURONIRISME 2011


 
 
Dimanche de Pâques 24 Avril 2011,
Samedi 07 Mai de la même année.
 


 
 
 
 
 
La Déesse ...




 Je voulais trouver un amour absolu et sublimé
qui me libère le cœur du vide, des angoisses, 
de cette terrible certitude que rien n'a de sens 
et que la mort tient tout ;
un amour à magnifier dans les poèmes, 
les tableaux et les mythologies 
dont nous aurions été les héros romantiques 
pour l’Éternité ;
un amour blond et chaud 
perdu dans ses propres rêves 
et que j'aurais sauvé comme on sauve
un enfant du néant ;
un amour si beau que le monde 
se serait arrêté de tourner pour le regarder ; 
un amour à mourir d'amour ; 
un amour de chevalier solitaire, 
désespéré et fidèle pour toujours ; 
un amour à se venger pour l'amour perdu ; 
un amour contre vents et marées 
sans que jamais cet amour ne se noie ; 
un amour si grand qu'il porterait toute la joie ; 
un seul immense amour tout pour moi ; 
un amour qui brise les tables de la loi ; 
un amour sans trépas ; 
un amour comme la Terre n'avait pas osé en porter, encore plus beau que celui de Daphnis et Chloé, 
un amour qui n'existe pas dans la réalité ; 
un amour impossible 
que je cherche et espère en vain 
dans une quête sans fin ;
Un amour simplement pour se tenir la main ;
Notre amour sans chagrins ...

Mais je ne l'ai pas rencontré et je suis resté seul.

Pourtant, sur la Terre depuis toujours, 
il n'y a qu'une seule femme 
et cette femme qui est toutes les femmes, 
cherche aussi l'amour.





LE  FONDATEUR
Dimanche 23 Novembre 2014






" Les fantômes surréalistes
dans l'oeuvre de Gustave Doré "

Série de 12 collages - Collage N° 9

©  Thierry Laurier Šuronirisme 2014




 
 


" L'ANGE HEURTEBISE "


À la fois ange et démon,
d'après le personnage imaginé par Jean Cocteau.

Thierry Laurier Šuronirisme 2014






" C'est le rêve qui mène le monde
parce que le monde n'a jamais existé.
Comme une illusion psychique
qui se perd dans l'Éternité ... ".



 



 
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