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LE DRAGON DE FAMILLE


( Théâtre / Scène tragi-comique )


Cette longue scénette en l'état durerait environ trois quart d'heure avec la mise en scène que je lui imagine et non précisée ici mais en rajoutant d'autres idées et situations diverses, en lui doublant sa durée jusqu'à une heure trente, elle pourrait devenir ainsi une pièce de théâtre à part entière.
Je ne détaille pas non plus les personnages pour ne pas nuire à la simple lecture ; on notera juste que plusieurs ont des accents étrangers qui se marquent volontairement dans le texte, dont le dragon s'exprimant parfois avec les intonations de voix de Salvador Dalí ainsi que la sœur du héros qui lorsqu'elle réapparaît, parle avec celles de la tragédienne Maria Casares.


« Mère ! - Vi ? - La queue du dragon
Frappe aux carreaux d'airain massif,
À la fenêtre du donjon
Où Père cachait notre argent vif,

L'or, les bijoux, votre écuyer,
La couronne de l'Empereur,
L'immense gloire du passé,
L'urne immergeant nos grandes peurs.

- Mon garçon … - Hé ? - Ce gros poulet
À la cervelle de lézard,
Au terme de sa destinée,
Et dont l'haleine fend le dard,

Qui vient, lancé par le mot fin,
Pour nous jeter un mauvais sort,
N'a pas la ruse du malin
Mais l'esprit gourd des dinosaures.

- Ah bon … Tantine ? - Da ? - Je veux
Combattre le monstre idolâtre,
Peler son corps et de sa queue,
Me faire un masque de théâtre.

J'embouteillerai le nigaud
Dans ma gourde au fond de ma poche ;
M'en souvenant, je crierai haut :
« Père, sur la droite ! Père, sur la gauche !

- Tu crois ? - Ma foi … Mère-Grand ? - Jawohl !
- Que sont nos armes devenues ?
- Elles partiré pour lé Tyrol
Mais né sont jamais révénu.

Ton pèré y rencontra Gerta,
Poétesse et Nibelungené,
Bichetté grassé qui lui conta
Leur bel amour et notré peiné.

- Alors, j'irai chercher querelle
À l'importun avec mes mains ;
Du pied, je trancherai ses ailes,
Mon courroux brisera ses reins !

Plus fort que le doux Lancelot,
J'écrabouillerai son aplomb ;
Ses yeux deviendront nos joyaux ;
Je m'en vais gifler ce dindon !

- Mon tout petit … - C'est moi ! - Écoute ...
Lorsqu'avant hier, ta chère sœurette
Qui jamais ne connut le doute,
Se fit un arc de ses deux couettes,

Ce n'était pas pour tuer le temps,
Faire rire la domesticité,
Mais pour trucider le navrant ;
Elle partit quêter ses lauriers !

- Comment ?! La belle Frédégonde,
Celle que le Prince de Raviole,
Nomme « la barbe du Burgondes »,
Est allée chasser la bestiole ?!

- C'est çà … debout sur la charrette
Menée par deux valets anxieux,
En chantant « l'air de la conquête »,
Elle roula vers le nid moelleux.

- Miroir ! Mon beau miroir, dis-nous
La marche de la mort lugubre
Et la raison qui rendit fou
L'aréopage d'insalubres !

- Parrain ? - Il suinte … - Je t'écoutoie !
- Où s'est enfui notre panache ?
Mon destrier va de guingois …
Je n'attentionne que les vaches !

- Meuuuhhh … nous renvoie le noir miroir,
Vassal d'une histoire assoupie ;
Nous sommes en chêne, c'est le tiroir
Qui s'ouvre à nos cercueils en vie !

- Filleul suave et solitaire,
Mé … lan … co … li … que … ment … patraque,
Idole des apothicaires,
Ton gai remède sera l'attaque !

- Père-Grand très honoré ? - Olé !
- Duc de la caboche aux abois,
À l'armure si déformée,
Maître en fondation du tracas ?!

- Ola ! Que veux-tu Don Cagade ?
Quelles sont tes interrogations ?
Cherches-tu l'air dans la pommade ?
Les aubades sous les buissons ?

- Ma lune suit les carambouilles ;
Mon soleil penche au firmament ;
Je veux l'amour, je n'ai qu'embrouilles
Et guigne sombre à mes tourments !

Pourquoi ? Mais pourquoi c'est pour moi ?
Qu'à Dieu contre mes jours blafards ?
Ai-je la senteur d'un putois ?
Il pleut des mouches, Sainte Blizzard !

- Blizzard ?! Vous avez dit … blizzard ?!
- Qui couine ? - C'est le garde immobile ...
- À la garde ! Un garde est bizarre ...
- R'à la garde ! Il rit, l'imbécile ...

- Voici, voilà … Nous popotions ...
- Nouvelle garde, ôtez ce garde ...
Son hallebarde sur mes arpions ...
Son air idiot, sa tête hilarde …

- Miroir ! Dis-nous, mon beau miroir,
Toi qui arpentes les couleurs,
Reflet cousin du désespoir,
Qu'est devenue l'âme sans peur ?

- De qui on parle ? - Mais de ta sœur …
Tempête à la crinière fournie ;
Fiancée de l'ail et du beurre ;
Désastre pleine d'énergie !

- Elle conçut un plan flamboyant,
Brillant de certitude osée ;
Stratégie pensée longuement,
Digne de la postérité !

- Ah bon ?! Que fit Miss entourloupe ?
- Sans se préoccuper d’effroi,
Elle piqua seule et sans la troupe
Vers la bête et son estomac.

L'affreux dormait la bouche ouverte,
Rêvant de belles à dévorer ;
Avec sa langue découverte,
Léchant le sol, il aspirait.

Tout fut happé dans son jabot,
Le vermisseaux, la terre, les ondes ;
Un edelweiss suivit bientôt :
L'ogre avait gobé Frédégonde !

- Cent diables ! Quelle aspiration !
Des milliards de poils à dissoudre.
- Le rempart de la digestion …
- Du fer à moudre ! - Les pierres à coudre ...

- Il hoqueta sous la pression …
- La pauvre bête … - Aphtes et rougeurs …
- Et pris d'immenses convulsions,
Ladon entendit votre sœur …

« Ouvre, sagouin luminescent !
Hydre improbable et pathétique !
Mâle ou femelle turgescent !
Au foie vaseux d'apoplectique !

C'est moi qui cogne à ta luette !
N'entends-tu point, sourdine flasque ?
Elles se sont coincées mes deux couettes !
Dans ton gosier frotte mon casque ! »

- Le coq a mangé Gargantua,
- Fantassin de Pantagruel ;
- Lancier de l'armée d’Attila ;
- Aux trois cent mille écuelles !

- Il est perdu s'il ne recrache,
- Colonisé par le coucou ;
- Et si jamais il nous la mâche,
- Le poulet deviendra saindoux !

- Ha ! … Là ! … Un  Pape au balconnet !
- Est-ce le bout de vos mamelles ?
- Mais non ! Le dragon est entré !
Sa tête énorme pend du ciel !

- Bon y'our, y'é chouis lou dragonèche,
Chi … chi … qué ché moi la terreur ;
Y'é né chouis pas couverts dé flèches
Ma lou angoiche brounit moun cœur …

Cha fait très mal dine la carcache ;
Ouné pechte envahie lé corps …
Elle irradie avec des flashs ;
Ché coumé lé phare dé la mort !

- Es-tu là pour nous avaler ?
- Pour nous roussir le tamarin ?
- Ta gibecière est-elle percée ?
- Va-t-on finir avant demain ?

- Ma qué nenni yens dou cachtel ;
Y'é viens porqué y'é chouis bancal ;
Votré Frédégonde, elle appelle
En chonnant dans mes j'amygdales !

Qué moi, y'é lé pas fait èchprés
Dé l'engloutir, la colérique;
Molachément, y'é dormaché
Quand elle forcha mes choucs gachtriques !

Il mé chamble ouïr les j'organes ;
Lochs boutonechs mangé mon four ;
Y'é chens bien qué mes yours y fannent ;
Chour mes guipours planne oun vautour …

Mes vijionnèches d'apocalypche
Claironnent en pétillant des boules ;
Y'é vois ma tombe au flan dou jipch ;
Les chéraphins chour la pendoule !

- Tu parles avec un accent d'où ?
- Ma … ché l'acchent dé cou terreux !
Pépé était oun peigné cou
Avec la mijère chans lé feu.

Tone'tone l'achéta au cherpane
Qui loui vendit auchi la rouine
Plouch oun virouch qui trépane
Et changé lou cherveau en brouine.

Qué lé y'é tout dine ma chacoche ;
Tréjor balourd et louxouriane ;
Poijonne pour la fée caraboche ;
Chouchis chanchous chouchant lé chane !*

Clair, lou mijéricordé bravé
Dou créator chour pilotis
Palpite et y'oue oun farché gravé
Chourplombant les vous dé l'echprit.

- Qui sait si quelque chose attend ?
- Une heure noyée dans les hasards …
- L'espoir devenu sacrement ...
- À force d'aimer et de croire …

- Plou loin, beaucoup plou loin, ché chour
Qué notré temps qu'attache encoré
Des chaîné courté, bien trop court
Et qu'one les j'echclaves des maures !

- Et com … parrant notre existence
Avec le rien qui nous attend ...
- On peut dire : « Ah, la belle chance
Qu'être vivant en tout sachant !

- Et … con … damnant l’Éternité
Puisque l'on meurt depuis toujours ...
- Au trou, sans cesse, il faut penser,
Rempli d'un éternel amour.

- Hé ! Cons ! Je vois l’inaccessible !
Comme un bedeau peut voir ses cloches ;
À la flèche, vous êtes les cibles
Qu'un fœtus las vise et décoche …

- Vise et décroche, touchant au but,
Inachevé de complétude,
Tous les possibles interrompus
D'un étudiant à ses études.

- Ma lou chouivant réprend la flammé ;
Pétit flambeau tout chouffreteux ;
Tournoi choublimé qué Dieu acclamé ?
Rêvé divine ou songé creux ?

Ché moi ! la cathédrale en chair !
Tintinaboulé Notré-Damé !
Cajimodo, Jonach en mer
Chan d'Echméralda et chan ramés !

- Hombre ! - Dragon questionnateur,
Tu nous fais parler à grands charmes !
- Théologien usurpateur
D'humanité pleine de larmes !

- Pelure ! Et notre Frédégonde ?
- Est-elle passée à l'au-delà ?
- Dîne-t-elle dans l'autre monde ?
- Avec un fantôme de foi gras ?

- None … y'é crois qu'elle bouge encoré,
Déchandoue par lou douodénum
Et mes tripoux dé mirlifloré
Chervent au chpectaclé doun péplum …

- Y'a lou pilore qui ché colore !
L'ine … tech … tine … qui lé bien ... trop ... fine !
Moun pancréache est comme oun port
Gounflé par les rijières dé Chine !

Tout va pêter chour lou tapis,
Dans votré chalone indéchane,
Doré dé Lapich-Lajoulis,
Tapiché d'oun rivière d'argane !

- Ces diamants sont notre ignorance ;
- On pense plus puisqu'on est riche !
- Nos ventres pleins de trop d'aisance ;
- Repus, l'intelligence en friche !

- Moi, y'é chouis fou dou chocolat !
L'an vint où lé y'é découvrit,
Ché fou l'année où qué moun foi
Dévin lé dévin dé la vie.

Oun pé lire clairé dine mes j'entrailles,
Les grands projètes ou biène la foiré ;
Dé l'echpaché temps, ché la faillé,
Lé monde haché dans j'oun branloiré !

- Tu déblatères comme un griffon …
- Et Frédégonde, elle revient d'où ?
- Il vaut mieux demander le pont
Du siècle sauté à sa proue

- Qu'elle traversa les pieds figés,
L'esprit marchant hors du réel,
- Derrière ce voile détrempé
Qui rend flou tout surnaturel !

- La porte ! Elle va trouver la porte !
- On va revoir l'éclair velu …
- Par tous les géants que j’exhorte,
On l'appellera « tête à cul » !

- Ch'a y'é, lou préjent, y l'arrivé,
Votré princhèche est lou roubane
Dou cadeau ivré dé l'autré rivé,
Offrandé lanchée doun chamane.

A... bra … ca … da … bra ! Chi-voilà !
Plof ! Plof ! Y'accouché d'immanent
Et vous l'apporte avec mes bras
Comme oun bébé porte oun maman.

- Oh … Frédégonde ! Métamorphose !
Te voici venue si jolie …
Tu seras chantée dans la prose
D'un grand poète, sur-embellie.

- C'est moi … la revenante blonde,
Héroïne des assassins,
Ressuscitée du nouveau monde,
Recensé par les magiciens.

J'ai vu des terres irrationnelles
Et mon suicide fut complet.
Enfouissant mon sceau et ma pelle,
Il dura plus de mille années.

J'ai tout saisi sans rien comprendre,
Déboulonnant un socle avide ;
Depuis la vie jusqu'à me pendre,
J'ai retourné l'amer du vide.

- Hé bé … ma cochonne empaillée,
On peut dire que c'est un miracle !
Tu es devant nous délestée
De ton ancienne tête à claques.

- C'est vrai. Pénétrer le dragon
Dans notre famille inodore
Me fit plus riche qu'un million
De piastres des conquistadors.

Je ne suis plus la pauvre fille
Que vous connûtes, pauvres gens,
Et nettoyée des escarbilles,
Je monte au train charmant du temps.

Mais ce temps-là n'est plus le vôtre
Car vous ne m'avez pas aidé
Lorsque j'avais besoin d'apôtres,
Que je vous l'avais demandé.

J'étais seule dans mon linceul !
Aussi prisonnière qu'un martyre ;
Abandonnée sous cette meule
Qui m'écrasait sans rien me dire.

Il m'a fallu mourir d'oubli,
De rage, de détresse et de honte,
Rougeoyant des mélancolies,
Celles que joie toujours affronte.

- On n'a pas vu que tu souffrais.
- Vous n'avez pas souhaité le voir !
Car pendant ma captivité,
L'on me torturait chaque soir.

Ô … sanglots feulant du cafard !
Panthères atroces griffant la nuit …
Vous fûtes mes chats revanchards,
Bandes harnachées par le mépris.

Normalité du quotidien …
Allure glacée des orgueilleux …
Triste dignité sans entrain …
Ordre malade et prétentieux !

Je n'ai jamais pu supplier
Avec mes sabots d'autrefois ;
Déesse de la félicité,
Tu me délivras malgré moi.

- Préjent ! Il pleure lé gros matou
En inondant l'architectoure.
On t''avait couit comme oun ragoût,
Té voichi virginale et pour.

Fraîché, blanché, papillonéche
Libéré dé cha chryjalide.
Avec tes j'ailes touté chèches,
Tou va dévénir oun bolide !

Vvvvvrrrrraaaaaaooooouuuuummmmmmmmm …

Chan frèné qui bridé la roue,
Pouichant dé volonté préchijé,
Réglée contre les j'imprévous,
Peignée, coiffée pour les prodigé.

Allez, y'é crois qué tout est dit ;
Elles ch'ont finies vos contreverches.
Oune aventoure va prendré vie ;
Qu'on faché réléver la herche !

Lé dragonèche y ch'en réva
Réjoindré lou néant moroje ;
Adioch ! La coumpagnie fada,
Moi, y'étais poure comme ouné roje …

Ma … avant ... y'é vé conchoulté
Lou Chimonin, lé rebouteux
Qui habite oun cabane en biais,
Cachée dans ché founds parécheux …

Et y'é crierai : Oh ! Chimonin !
Bon y'our ! Qué ché lé dragonèche !
Il est maladé comme oun chien
Avec dou cratères chour les fèches !

Es-tou couché dine l'armarium
En train dé copier la natouré ?
Ou bien cramoiji par lou rhum,
Boichonne ambrée dou chorchier mour ?

Y'é chouis pourpré dé leur douleur ;
Pé-tou chauver lé Cardinal ?
Frêle, abatoue, morne loueur,
Minouchcoule étoile chi pale …

Fais-moi l'ampleur d'oun guérijone
En échangé dé ma bejache
Et chon empiré chan raijone
Mainténant qué plous rien nous fache.

Les fleurs qué tou vois dine mes mains,
Jauné, violetté, foundément
Dé l'ouvragé qué chour mes reins,
Y ch 'est counstrouit démentément,

È ch'ont lou préjent dou cadeau,
La réconnaichanche après coup
Qué y'é t'offré par lé caveau,
Douvetté rachembleur dé boue.

Chi la providenche y l'acquièche
À ma chouplique intéréchée,
On révéra lé dragonèche
Dans j'oun foutoure endimanché.

Chalou et à la révoyoure !
- À l’au-revoir, dragon superbe !
- Mandrin bouffi mais si peu lourd !
- Vérole archange et prince en herbe !

- Il part ! - Elle vole ! - On s'est enfui !
- Vers le musicien de Cassandre …
- Charmeur des bêtes à l'agonie …
- Réparateur de salamandres …

- Bien sur, nous quittons les houris
Car nous aimons demander grâce.
- Trop tendue serait l'harmonie
S'il fallait qu'on s'étripe en face.

- Mère ! - Vi ? - La queue du dragon
Frappe à la caverne d'Orphée ;
Je suis guéri de l'édredon
Et mon enfance est décédée !

- C'est pas trop tôt mon palabreur.
Voici bientôt cinquante lustres
Que tu te pris pour le boxeur
De notre village de rustres.

- Père-grand clément ? - Fleur de pistoles !
Lune en pirouettes, cacahuètes !
- Mon étendard sera l'école
De tes espérances muettes.

Je pars découvrir la princesse
Qui doit pleurer en m'attendant
Plutôt que d'aller à la messe
Prier que lui vienne un amant.

- Mère ? - Vi ? - Moi aussi, je m'en vais
Puisque je suis déjà partie
Sauver le prince des marrais
Dont le duvet s'est départi.

Et si je le trouve en fatras,
Rasant les murs comme un voleur,
Mon amour le relèvera
Depuis la cave jusqu'à hauteur.

- Allez enfants de l'apathie,
Le jour de croire est arrivé.
Malgré nous se réconcilient
Deux airs purs avec le passé ;

- Brassé de furieuses intentions ;
- Obnubilé de sa vengeance ;
- Brossé d'extrêmes ambitions ;
- Élu pour dessiner la chance.

- Et c'est ainsi … - Par la fougère …
- La campagne … - Les champignons …
- L'automne triste … - Le froid … - Les glaires …
- La douve humide … - Notre maison …

- Qu'un nouveau conte … - Un nouveau livre …
- Légende ancienne redécouverte …
- Récapitulée sous le givre …
- Laissée en plan mais ré-offerte …

- S'écrit bientôt depuis toujours …
- Avec des plumes émerveillées …
- Pour que jamais ne cesse un jour …
- L'étrange histoire de l'enchanté.

- Qu'arrive mille encore l'envie !
- Qu’apparaisse votre bonheur !
- De nos existences en sursis …
- Faites-en usage et honneur.

- Vienne la danse et ta poursuite …
- Ô grand soleil de l'Univers ...
- Si tes comètes sont en fuite …
- Et servent aux rêves de la Terre …

- À réconforter les humains …
- À nous faire croire ce qui se peut …
- À obstruer ce qui est loin …
- Pour admirer ce qui se meut !

( Ensembles )

C'est qu'il faut en sourire

Pour continuer un brin.

Rien ne sert de pourrir,

Il faut moisir à point ! »


RIDEAU …


* Soucis sangsue suçant le sang !


Jeudi 3 Septembre – Dimanche 25 Octobre 2015


© Thierry Laurier Šuronirisme 2015


( Texte protégé par un dépôt en ligne )





Il y a quelques anachronismes sans importance car il ne s'agit nullement d'une oeuvre à caractère historique.
Ce qui compte, c'est son fort potentiel psychanalytique et ses divers niveaux de lecture.








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